Ce pays d’Amérique du Sud fait partie de ceux qui ont les mines de cuivre les plus productives. Il apparaît donc en haut du classement parmi l’ensemble des pays qui proposent du cuivre à l’exportation. S’il possède moins de mines que d’autres pays, la capacité de celles-ci est tellement importante qu’il est propulsé en tête.

La mine d’Antamina

La mine d’Antamina

Située à 4300 mètres d’altitude, cette mine est la plus haute au monde malgré toutes les mines de cuivre présentes en haute montagne. Ouverte en 2001, elle fait partie des exploitations de cuivre possédées par Glencore. Partagée avec BHP-Billiton, Mitsubishi et Teck, elle représente une mine très productive même si le cuivre n’est pas le seul métal extrait.

En 2014, cette mine a produit 345 000 tonnes de cuivre, ce qui est un chiffre particulièrement important. Dans la catégorie des minerais sulfurés, elle permet au Pérou de se hisser à la seconde position. Ses réserves en cuivre sont estimées à six milliard de tonnes une fois isolé des autres métaux. Réalisant ses concentrés sur place, ils sont par la suite acheminés jusqu’au port de Punto Lobitos via une canalisation de 25 centimètres de diamètre parcourant 302 kilomètres. Une telle installation est unique au monde et montre que le Pérou a pensé son industrie du cuivre de façon à être le plus performant possible.

La mine de Cerro Verde

Mine Cerro Verde

Cette mine de cuivre fait partie des plus anciennes puisque le début de son exploitation a commencé vers 1850. Détenue par la société Anaconda pendant près d’un siècle, elle sera reprise par le gouvernement en 1970. Cyprus Amax prendra la suite en 1994 et investit de grosses sommes dans ce projet. En 2001, la production a augmenté de 350% et les coûts ont baissé de 40% grâce à une bonne gestion. Cette réorganisation lui permet d’avoir le niveau actuel et d’être un exemple en matière d’organisation car elle est la seule mine pouvant encore produire et livrer en un temps record après deux siècles d’extraction de cuivre.

Détenue en grande partie par le groupe Freeport à l’heure actuelle, cette mine a produit en 2014 près de 227 000 tonnes de cuivre. Actuellement en extension, elle pourra fournir 120 000 tonnes de plus par an dès le début de l’année 2016. Comprenant essentiellement des minerais sulfurés, le cuivre est retrouvé au sein de la chalcopyrite et la molybdénite. La production de concentrés et l’affinage par électrolyse sont réalisés directement sur place grâce à des installations à disposition. Grâce à cette organisation, le cuivre est extrait et prêt à la consommation en un délai très court. Les réserves estimées sont de l’ordre de 3,8 milliards de tonnes.

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